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la-smala-du-02

ici juste pour partagé ma passion pour le beau frédo mais aussi pour rencontré des amies

vieillir

Publié le 24 Août 2025 par lasmala-du-02

vieillir
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Quand on vieillit, on survit dans les marges du temps, comme un souvenir oublié de soi-même. Hors saison de son propre cycle, on erre dans l’hiver éternel d’une existence qui ne refleurira plus. Le jardin de la vieillesse n’offre plus ni printemps, ni été ; il est figé sous un manteau de givre, où le silence remplace le chant des oiseaux.
Les amours s’effacent, emportés par les vents vers des horizons où nous ne pouvons plus les suivre. Les grandes histoires, celles qui autrefois nous portaient comme des voiles déployées, se fanent avec le temps. Elles laissent sur les arbres de notre mémoire l’écorce fissurée d’un amour qui a survécu, mais qui a vieilli, malmené par les saisons.
À deux, on résiste mieux. On s’accroche l’un à l’autre, comme des naufragés partageant un même morceau de bois dans une mer agitée. Mais seul, on s’enfonce, inexorablement. Le sol devient notre horizon, et chaque pas une lutte contre la gravité implacable de l’âge. On rampe d’une pièce à l’autre, hésitant à affronter l’eau d’un bain, de peur qu’elle ne devienne une tombe liquide. Parfois, on se perd même dans l’idée de prendre soin de soi, et la dignité se dissout dans l’oubli.
La vieillesse nous rend invisibles. Ceux que nous avons bercés, veillés dans leurs nuits agitées, n’ont plus de temps pour nous. Nous, qui leur avons offert chaque instant de nos jours, chaque battement de nos cœurs. Être vieux, c’est exister en marge, dans l’ombre des vies qui continuent sans nous. Plus personne pour tenir la main qui tremble, pour sourire à nos rides, pour partager nos souvenirs devenus trop lourds à porter seuls.
Nous chantons les mêmes refrains, non pour nous complaire dans la répétition, mais pour résister à l’oubli. Ces histoires, nous les rabâchons comme des mantras, non pour agacer, mais pour bâtir un pont entre notre passé et votre avenir. Vous nous reprochez parfois ces répétitions, mais un jour, vous comprendrez : raconter, c’est se souvenir. Et se souvenir, c’est exister encore un peu.
Être vieux, ce n’est pas perdre la mémoire, c’est sentir les souvenirs s’étioler comme des feuilles d’automne. Ces feuilles tombent, emportées par le vent, et il n’y a plus personne pour les ramasser. Alors, on parle. À soi-même, à Dieu, ou à une ombre familière qui n’est plus là. La prière devient un refuge, une lumière vacillante dans l’obscurité de notre solitude. Certains murmurent leurs prières en secret, honteux de s’adresser à l’invisible. D’autres, plus hardis, les offrent au grand jour, comme un ultime acte de foi en leur propre existence.
Et qu’est-ce que prier, sinon un voyage lumineux dans la nuit de soi-même ? Ce n’est pas une reddition, mais une exploration. C’est chercher, au creux du silence, une lueur de sens, un écho de présence. Être vieux, c’est devenir pèlerin de son propre passé, en quête d’un lieu où déposer ses souvenirs, ses regrets, et ses espoirs. Et peut-être, dans cet hiver intérieur, trouver une ultime floraison, fragile mais éternelle.
Prenez soin de vous.
Savourez chaque instant.
Je vous souhaite de bien vieillir, et n'oubliez jamas que vieillir est un privilège qui n'est pas offert à tout le monde.
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P
Merci pour ce texte, c'est une grande épreuve que de vieillir. Nous n'avons pas le choix, on ne peut se défiler. <br /> Plus jeune, je ne voulais pas vieillir, alors je n'ai rien prévu. <br /> Je survis en regardant devant et non le passé que j'ai effacé complètement. Nous devons accepter de ne plus pouvoir s'adonner aux mêmes activités. <br /> Intéressez-vous aux activités intellectuelles, voire spirituelles, c'est un domaine si vaste que le temps vous manquera, sinon aux activités associatives. <br /> Bonne route !
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